Départ d'Agadez

Nous retrouvons Yves, JB, et Epiphane qui sont restés dormir à la mission. Hamidou nous rejoint. Nous partons tous ensemble à la SNTV. Là bas nous retrouvons Ghamar, Salé et Violetta (une petite sÅ“ur) qui sont venus nous dire au revoir. Une dernière fois nous bavardons en attendant le bus qui est bien en retard. Ne jamais être pressé, c’est très important ici. Après avoir pris les dernières photos, il faut partir ; ça y est c’est fini. Nous espérons les revoir tous, plus tard… Nous savons que Yves doit partir pour le Bénin ces jours-ci. Depuis quelque temps nous le soupçonnons de prendre le même car que nous pour aller à Koni rendre visite à sa cousine. Nous ne nous sommes pas trompées, il monte bien avec nous. Nous aurons donc la chance de passer un dernier moment avec lui. Mais malheureusement tout le monde ne peut pas venir. Mathias n’aime pas les au-revoir, nous non plus. Les adieux sont donc difficiles, nous aimons tant « notre papa ».

: Pneu crevé

Deux heures plus tard, quelque chose explose, le car se met à rouler bizarrement puis s’arrête : un pneu a crevé. Nous apprenons que c’est déjà le deuxième depuis le départ d’Arlit ce matin (ce qui explique le retard). L’état du pneu est assez impressionnant. On nous explique qu’il ne reste plus de roue de secours et que si jamais un pneu avant crève il y a de grande chance que le car se renverse… c’est toujours très rassurant ! Nous profitons tout de même de cet arrêt pour nous approcher d’un troupeau de zébus, puis une demi-heure plus tard nous repartons.

Vue du bus

Par la fenêtre nous voyons le pays défiler. Nous sommes étonnées de voir la différence entre les paysages de l’aller et ceux du retour. L’herbe a poussé, les arbres sont bien vert, et on aperçoit beaucoup plus de troupeaux. En un mois quel changement !

Devant les troupeaux

MC est malade, le voyage est difficile même si la route semble être meilleure qu’à l’aller. Vers la fin de l’après-midi nous prenons une déviation, un korri ayant bloqué la route. Mais la piste que nous empruntons est faite de terre, le passage de tous ces camions la rend fragile. L’un d’eux s’est embourbé quelque temps avant notre arrivée. Les autres ne peuvent plus passer : au moins trente camions attendent de pouvoir repartir. Ne jamais être pressé telle est la devise de ce voyage. Des hommes déchargent le mil du car renversé pour pouvoir le déplacer. Le chauffeur de notre bus prend les choses en main : Camions il suggère que chacun serre à droite pour que les camions puissent se croiser. Ce n’est pas facile de convaincre tous les chauffeurs, certains ayant peur de se renverser. Finalement nous réussissons à repartir  Nous avons pris beaucoup de retard, l’arrivée à Niamey sera tardive. MC est toujours malade. Avoir la tourista dans la brousse, pendant un voyage en car où il n’y a pas de toilettes n’est pas une mince affaire ! Le voyage lui semble éternel ! La chaleur est insuportable et il n’y a plus d’eau. Nous n’arrivons pas à dormir. Vivement qu’on arrive !

Finalement nous atteignons Niamey à 23h00. L’arrivée était normalement prévue pour 18h00. Yves est toujours avec nous. Il nous a fait une surprise : il a prévu de passer à Niamey les deux prochains jours. Nous retrouvons Sébastien qui nous attend depuis un bon bout de temps. Nous sommes heureuses qu’il soit venu et que nous n’ayons pas à prendre maintenant un taxi. MC peut enfin se reposer, ça fait du bien. Après avoir mangé AL, Gaïdig et Yves vont se coucher, nous sommes tous épuisés.