Il nous conduit tout d’abord jusqu’à la maison Henri Barth. Ce dernier est le premier Européen à s’être rendu à Agadez. Cette visite coûte 1000 FCFA et n’a pas grand intérêt. Pourtant il semblerait qu’elle soit un point de passage incontournable pour les touristes… Nous nous rendons ensuite tout en haut de la mosquée classée monument historique. Mais pour pouvoir voir la vue il faut d’abord monter un escalier de plus en plus étroit et habité par de nombreuses chauves-souries. Elles terrorisent AL. Vue d'Agadez La vue est magnifique. Pour la première fois nous voyons tout Agadez. Cela nous semble gigantesque. Babalé nous emmène ensuite chez de nombreux commerçants. Nous ne comprenons pas bien pourquoi. Il sait que nous ne voulons rien acheter. Nous nous retrouvons donc entourées par une foule d’hommes nous proposant tous les plus beaux bijoux du monde. On étouffe. C’est difficile de rester calme. Nous souhaitons rentrer. Jamais Babalé n’aura demandé à un des vendeurs de partir. Mathias nous dira plus tard que cela ne l’étonne pas. On reste des blanches étrangères, c’est comme ça.

L’après-midi est bien calme : nous « siestons », puis MC part chercher un maillot de foot pour JB et AL un sac de voyage pour Yves.

Repas chez Babalé

Le soir nous sommes invitées à manger chez Babalé. Hamidou et Salé sont également présents. Au menu nous avons droit à du pain traditionnel accompagné d’une sauce à l’huile et de frites. C’est très bon. Il paraît que les blancs peuvent manger cela sans crainte, nous ne risquons pas de tomber malades. Pourtant Gaïdig et MC ne sont pas en forme. Dans ces moments là on aimerait que le temps passe plus vite. Babalé nous propose du thé. Ici traditionnellement il faut en prendre trois, le premier étant le plus fort et le dernier le moins fort. Mais nous nous sommes déjà faites avoir. Boire le thé touareg après 18h00 vous assure de passer une nuit blanche. Nous trempons donc seulement les lèvres. Henriette ne doit pas être avertie. Elle boit sans problème les deux verres qu’on lui tend : le lendemain matin elle nous assurera qu’elle ne s’y fera plus prendre ! Babalé nous montre son album photo. Il semblerait que ce soit une habitude que les invités regardent les souvenirs de famille. Nous comprenons que Babalé attache une grande importance à fréquenter les blancs. Son album est rempli de photos de lui et de nombreux touristes. La fatigue étant trop grande nous ne tardons pas. Après avoir pris Babalé et sa famille en photo nous gagnons vite notre lit.