Demi-lunes

Nous avons découvert ce qu’étaient les demi-lunes : ce sont des fossés en forme de croissant de lune que la population creuse pour retenir la pluie et pouvoir faire quelques plantations. Mais pour que cela serve, il est nécessaire qu’il pleuve… or cela fait quatre ans qu’il n’y a pas eu une goutte de pluie à cet endroit, le travail sera-t-il récompensé cette année ? Nous l’espérons surtout que depuis un an la population a fourni de nombreux efforts. En effet Mathias leur avait demandé des demi-lunes en échange de quoi il leur donnerait des sacs de mil : Food for works. Mais la distribution finie il restait encore du mil. La mission ne l’a pas donné sans qu’un travail soit fourni, d’autres demi-lunes ont donc été creusées. Par la suite la population, pour remercier Mathias et son dévouement a encore fait d’autre demi-lunes ! Mathias est fier de cette « opération », il ne manque plus que la pluie. Mais la saison des pluies est catastrophique, les gens sont inquiets. : comment vont-ils survivre. Un sac de mil de 20 000 FCFA fait vivre une famille de cinq personnes pendant un mois. Mais le SMIG est déjà à 20 000 FCFA. Normalement les sacs sont à 13 000 FCFA. Le mil est pourtant là, il est seulement bloqué dans les greniers par les commerçants.

Une tente

La messe sous la tente/chapelle est très émouvante. Lire la bible et partager sur l’évangile dans ces conditions a une toute autre signification.

Une des petites sœurs nous emmène rencontrer les familles touaregs qui vivent sous les tentes. Une des voisines est en train de mourir, les femmes la veillent. Elle décèdera juste après notre départ.

Ces personnes semblent totalement isolées, il n’y a absolument rien autour d’eux, on se demande de quoi ils peuvent vivre.

Gaïdig et Marie Cath

Au retour nous faisons un petit bonjour aux petites sœurs d’Agadez. Nous rencontrons pour la première fois Jeanne-Loïc, blessée au pied.

Pour le dîner nous faisons des crêpes, pas assez épaisses selon Mathias. Ce dernier nous parlent des petites sœurs. Elles vivent leur foi au milieu d’une population «hostile » à la religion chrétienne. Mais pour les prêtres rédemptoristes, qui cherchent à vivre avec la population mais aussi à l’aider à se développer, c’est frustrant de savoir qu’elles pourraient les soutenir dans cette mission et qu’elles ne le font pas.

Après la sieste nous partons chez Ambroisine avec JB et Epiphane, et Yves, les habitués de la mission. Il ne faut pas traîner la messe est à 19h00 précise ! Après le repas MC et Gaïdig vont se coucher tandis qu’AL reste parler avec Emile et Mathias. Elle découvre Agadez by night.